Dans le cadre de la négociation de l’accord d’intéressement, la Direction refuse d’appliquer l’ordonnance autorisant sa conclusion après le 30 juin.
La CFE-CFC, CFDT, CGT et FO contestent sa lecture et viennent d’adresser un courrier à la Direction.
Voici l’essentiel de la réunion de négociation de ce jour.
POLITIQUE SALARIALE 2020
Ouverture de la négociation le jeudi 18 juin.
PROLONGATION DES STATUTS
La CFE-CGC demande de porter la période de survie des accords actuels de fin 2020 à mi-2022.
INTERESSEMENT
La CFE-CGC demande à défaut d’avoir harmonisé les structures de rémunération, d’aligner le futur accord, applicable à tous les établissements sans différenciation entre eux, sur celui précédemment en vigueur pour Vernon.
DATE LIMITE DE NEGOCIATION DE L’ACCORD INTERESSEMENT
La CFE-CGC demande d’appliquer l’ordonnance permettant de négocier au-delà de fin juin. (Direction pas OK)
La CFE-CGC consulte actuellement son service juridique.
ABONDEMENT PERCO
La Direction propose le même abondement que l’accord précédent (700€ maxi avec plafond global de 2,8M€).
Un compte-rendu plus détaillé vient d’être transmis en parallèle à nos adhérents.
Ce matin, en réunion de négociation avec la Direction, la CFE-CGC a lu une déclaration liminaire relative aux dossiers sociaux du moment :
SUPPLEMENT D’INTERESSEMENT
Lors du dernier CSE Central la Direction avait annoncé réfléchir au supplément d’intéressement. Qu’en est-il aujourd’hui ? La CFE-CGC rappelle l’engagement et l’attente des salariés.
Réponse Direction : ce point sera abordé très prochainement.
HARMONISATION DES STATUTS
La CFE-CGC demande de prolonger jusqu’à mi-2022 la période de survie des accords actuels (exAirbus, exSafran, exHerakles, Vernon), qui va actuellement jusqu’à fin 2020 seulement. Nous étions très dubitatifs l’an dernier lors de leur prolongation et demandions déjà à l’époque de les prolonger au-delà de fin 2020 ; le Covid-19 n’a fait qu’aggraver la situation.
Réponse Direction : ce point sera abordé dans les 2 semaines à venir.
Harmonisation des statuts – bis
Ce sera mission impossible tant que la Direction s’obstinera à traiter les sujets un par un « à coûts constants » et non dans leur ensemble ; sauf si elle met sur la table un budget permettant de négocier les dossiers un par un. La CFE-CGC est mandatée pour harmoniser des statuts sociaux, pas pour qu’il y ait des perdants à chaque fois.
INTERESSEMENT 2020-2022
L’accord précédent se comprenait lors de sa signature en 2017 mais n’est plus acceptable aujourd’hui, quatre ans après la création de la société è à défaut d’avoir harmonisé les structures de rémunération depuis quatre ans, et nous le regrettons, la CFE-CGC revendique que le futur accord d’intéressement soit calé sur le dispositif de Vernon.
Intéressement 2020-2022 – bis
En raison de la crise sanitaire consécutive au Covid-19, le calendrier reporte cette année la date limite de finalisation des accords d’intéressement de fin juin (échéance habituelle) à fin août.
La CFE-CGC demande d’utiliser cette souplesse pour avoir le temps de négocier le futur accord d’intéressement.
En complément de notre récente information en date du 2 juin, voici les dernières nouvelles de la section Enfance !
Les informations seront disponibles dès ce soir sur l’application du CSE.
La date limite d’inscription est fixée au 19 juin.
Ce délai est court mais les prestataires ont besoin d’un délai de prévenance pour organiser ces séjours.
Le législateur a rendu obligatoire de négocier le FORFAIT MOBILITÉS DURABLES instauré par la Loi d’Orientation des Mobilités promulguée fin 2019.
C’est une prise en charge facultative par l’employeur des frais de transports personnels domicile-travail des salariés qui utilisent :
Cette prise en charge est sous la forme d’un forfait de 400€ maxi par an, défiscalisés ; ses modalités pratiques sont à négocier par accord d’entreprise.
Ce forfait est cumulable avec la participation de l’employeur à l’abonnement aux transports en commun mais le montant total [mobilités durables + transports en commun] doit rester inférieur à 400€. Les sommes versées au-delà sont fiscalisées.
La CFE-CGC dit OUI à ce forfait mobilités durables !
Il aide (certes modestement) les salariés à agir en faveur d’un environnement plus sain, maisATTENTION :
Avant de négocier le forfait mobilités durables la CFE-CGC demande de pérenniser la Prime Transport & Allocation Energie (ASTE) dont bénéficient sans condition tous les salariés exSafran, et dont le montant annuel est très proche*.
La CFE-CGC alerte sur le tour de passe-passe « j’échange l’ASTE contre la prime mobilités durables » qui pourrait,
aujourd’hui ou plus tard, tenter la Direction :
1/ extension de l’ASTE* à tous les salariés ArianeGroup au titre de l’harmonisation des statuts sociaux
2/ mise en place de la prime mobilités durables + facilitation du covoiturage + aide à l’acquisition de vélos électriques et véhicules hybrides/électriques (prêt à taux zéro) + douches pour les cyclistes + stations de recharge des voitures/scooters/vélos électriques + amélioration du financement employeur des abonnements aux transports en commun tous établissements au-delà des 50% légaux, …
* : Prime ASTE = actuellement 32,95€/mois sans condition pour tous les salariés du Haillan, St Médard, CRB et Toulouse, et 32,10€/mois sans condition pour tous ceux de Vernon
La période que nous vivons bouscule certaines organisations du travail. Néanmoins, et ce d’autant plus que nous sommes sortis des premières semaines de crise, les accords s’appliquent, notamment la partie « Droit à la connexion choisie et Droit à la déconnexion » de l’accord QVT dont un extrait est disponible ci-dessous.
Que dit l’accord QVT ? :
Rien n’empêche quiconque d’envoyer un mail très tardivement ;
en revanche je ne suis pas obligé de le lire, et encore moins d’y répondre !
N’hésitez pas à solliciter vos élus et représentants si vous éprouvez des difficultés dans l’application de cette règle.
Ils seront à vos côtés pour vous aider à faire respecter cet accord.
La CFE-CGC Aéronautique Espace et Défense sort officiellement ce jour ses propositions pour le plan de relance de la filière Aéronautique. Il résulte du travail collaboratif d’une dizaine de militants. Son but fut de peser dans les interventions que nous avons pu mener auprès des instances politiques, du ministère des finances en particulier où nous avons eu une écoute très attentive.
Retrouvez les documents en lien avec cette annonce :
La CFE-CGC est opposée au fait que les entreprises annoncent des plans sociaux avant que l’État ait annoncé les mesures sociales destinées à épauler la reprise et le plan stratégique visant à relancer la filière.
Lors du CSE-E qui s’est tenu ce jour, les élus et représentants CFE-CGC au CSE-E ont été consultés quant au projet de réorganisation JOP-JTQS.
La CFE-CGC a donné un avis d’abstention avec l’argumentaire suivant :
1/ Nous accueillons positivement la décision de la direction de déployer la nouvelle organisation sans mettre en œuvre le regroupement des équipes au bâtiment 19 d’Issac. Certes ce report du mouvement des équipes d’est imposé de lui-même avec le crise sanitaire, mais nous maintenons qu’il est regrettable qu’il ait fallu cette crise pour que la direction prenne la décision que la CFE-CGC lui demandait de prendre depuis fin 2019.
2/ Un tel regroupement géographique ne répondait pas de façon évidente à un besoin opérationnel, il y répondra encore moins dans l’avenir avec la montée en puissance des nouvelles organisations du travail telles que le télétravail. A ce titre nous demanderons à minima une consultation du CSE-E sur la pertinence de ce déménagement et nous espérons la reconsidération de cet aspect du projet.
3/ L’organisation par commodités en intégrant une partie des achats STC est pertinente. Elle répond à une des attentes principales de nos fournisseurs : un seul acheteur interlocuteur ArianeGroup pour tous les sujets. Elle devrait également rendre plus efficace les stratégies d’achats par commodités.
4/ Cette nouvelle organisation impose à certains salariés un management à distance avec par exemple, un N+1 (Commodity Manager) aux Mureaux et un N+2 à Vernon…
5/ Cette nouvelle organisation n’affranchit pas les acheteurs de l’utilisation de 2 systèmes SAP différents (Hero pour les ex-Herakles et e-Focus pour les ex Airbus DS et Vernon). Le management installe donc les salariés dans une flexibilité permanente au lieu d’accélérer la mise en place d’un SAP commun à tous les sites….
6/ A ce jour, il n’y a toujours pas de processus commun Achats et chaque site conserve son mode de fonctionnement d’avant ArianeGroup (La gestion des besoins , la création des Demandes d’Achat, la création des commandes, sont différents suivant les sites et les clients internes). Une fois de plus, il est demandé aux acheteurs de s’adapter et d’être flexible à chaque mode de fonctionnement, ce qui difficilement acceptable dans une entreprise prônant l’harmonisation.
7/ Concernant les impacts sur le travail quotidien des salariés concernés, il est des questions que l’on peut légitimement se poser, à savoir : Vaut-il mieux investir dans un bâtiment pour mettre tous les acheteurs « zone sud » dans un même lieu ou vaut-mieux il investir pour homogénéiser l’ERP utilisé par les acheteurs ?De même, vaut-il mieux en priorité regrouper les acheteurs dans un même lieu ou bien travailler à un fonctionnement/processus achats AGS harmonisé ?
8/ Enfin, l’application d’une même organisation sur les périmètres France et Allemagne, au titre le la culture internationale commune, va générer des organisations avec des managers et des collaborateurs de nationalités différentes. Même si ces situations ont déjà été gérées par le passé, elles ont souvent montré leurs limites, ceci d’autant plus dans un contexte durable où les déplacements vont être délicats.
Pour toutes ces raisons, les élus et représentants CFE-CGC au CSE-E donneront un avis d’abstention à cette consultation.
Positionnement des autres O.S :
SUD : Abstention
CFDT : Favorable
CGT : Défavorable
Hier lors du CSE-E, la CFE-CGC a émis une déclaration lors de la présentation du point relatif à la reprise des activités du CSE-E et notamment celle du restaurant d’entreprise. La CFE-CGC a demandé l’étude de la mise en place du Ticket Restaurant, avec la déclaration suivante :
« Du fait des conséquences de la crise sanitaire COVID19, la situation des déjeuners des salariés lors de leur journée de travail devient très hétérogène selon leur site et leur situation :
Dans un tel contexte, le subventionnement des repas au restaurant d’entreprise n’est plus une règle majoritaire.
De plus, se pose éventuellement la question du subventionnement des personnels en télétravail depuis le début de la crise sanitaire sans précédent. Enfin les personnels en équipes bénéficient d’une prime de panier.
Face à cette disparité de cas et d’une certaine façon de rupture d’équité, les élus et représentants CFE-CGC s’interrogent sur l’opportunité d’un changement de paradigme.
Pourquoi ne subventionnerai-t-on pas un unique et classique système de chèques repas, permettant de régler aussi bien le restaurant d’entreprise, qui ne serait alors plus subventionné au niveau du ticket de caisse mais lors de l’achat du titre chèque repas, que de subventionner les repas des missionnaires, des télétravailleurs, des équipiers, etc…
Nous sommes conscients qu’une telle proposition est un changement radical, mais il ne remet pas en cause le devenir du restaurant d’entreprise, et il offre l’opportunité de construire le futur « monde d’après » de façon équitable.
Aussi, les élus et représentants CFE-CGC pensent que cette proposition mériterait d’être étudiée dans le contexte actuel. »
A suivre…