Une fin d’année à enjeux !

Cette fin d’année 2022 sera très structurante pour notre avenir, une multitude de sujets s’enchainent : industriels et sociaux en interne, mais également des choix politiques européens; chacun aura un impact certain sur notre avenir, notre emploi et notre pouvoir d’achat.

La CFE-CGC vous propose un tour d’horizon de ces sujets et leurs enjeux associés.

LA DEFENSE : LE SUJET GRAVE DU MOMENT

Si comme la direction l’a rappelé en CSE Central plusieurs sujets majeurs avancent nominalement, c’est la situation liée à l’orage du 20 juin dernier, ses impacts sur la capacité industrielle du site ESM et les effets collatéraux pour d’autres sites qui posent problème. Nous allons citer la direction :

« Il ne faut pas se voiler la face, les impacts seront importants, il y aura des  perturbations importantes sur les activités DEFENSE, notamment sur les cycles en aval (CANDALE et la BO) »

La situation du site ESM est préoccupante pour la société. Les salariés engagés pour une reprise rapide d’activités rapide travaillent sans relâche.

Pour autant la direction doit évaluer les impacts consolidés (arrêt d’activité, planning, finances…) rapidement et nous communiquer une information détaillée dès que possible.

Il y a également un fort impact pour les salariés mis en activité partielle et qui la subissent, les salariés d’autres sites seront-ils-concernés ? 

Nous avons demandé à ce que la direction mette en œuvre des mesures concrètes pour diminuer les effets de l’Activité Partielle mais elle n’a pas souhaité ouvrir ce sujet. C’est très regrettable, des solutions existaient.

S’agissant des dividendes, il nous a clairement été précisé deux choses en en CSE Central :

  • ni SAFRAN ni AIRBUS n’ont touché de remontées de dividendes ces deux dernières années,
  • si 166M€ (provenant des résultats 2020 et 2019) ont été remontées à ArianeGroup Holding c’est pour ses besoins de gestion, notamment des filiales (comblement de pertes, financement de projets, lettres de couverture…).

La question que pose la CFE-CGC à la Direction est simple : ces 166M€ serviront ils également à ce que la Holding aide AGS à passer le trou d’air généré par ce (nouvel) aléa ?

LE SPATIAL CIVIL

La direction en CSE Central : A6 « se rapproche petit à petit de la configuration vol 1 ».

Les opérations au CSG avancent bien mais des problèmes techniques et des intempéries (encore) ont retardé les essais de l’étage supérieur en Allemagne. Ces essais sont sur le chemin critique et sont en retard.

Pour autant si le programme accuse un certain retard, le soutien de l’ESA au programme, de l’état Français pour la filière spatiale et la présentation par ArianeGroup du projet SUSIE lors de l’IAC*, qui a reçu un accueil très positif, sont des marqueurs qui  peuvent nous permettre de garder un certain optimisme.

L’entreprise dispose d’atouts humains, avec des salariés aux compétences hors norme, de produits de pointe adaptés aux besoins actuels et futurs.

Ainsi si le programme A6 tient ses promesses alors nous espérons que les opportunités dont on nous parle se concrétiseront et que nos emplois seront assurés pour de longues années.

DES CHOIX POLITIQUES STRATEGIQUES

La ministérielle qui se tiendra fin novembre nous donnera des indications très importantes sur les choix faits par les états Européens. Vers où veulent-ils aller ? Une indépendance Européenne d’accès à l’espace réaffirmée ? Des replis patriotiques ? 

Ses choix sont majeurs pour notre avenir.

Pour la CFE-CGC, gageons que l’Europe fera le choix de la raison et réaffirmera l’absolue nécessité d’avoir un seul grand acteur du spatial qui garantira toutes les formes d’accès à l’espace : ArianeGroup.

DES SUJETS SOCIAUX MULTIPLES

INDEX EGALITE PROFESSIONNELLE

Un accord relatif à la fixation d’objectifs de progression dans le cadre de l’index sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est soumis à la signature.

La société ayant obtenu une note inférieure à 85/100, elle se doit de mettre en place des actions correctives sur les 3 indicateurs qui n’ont pas obtenu la note maximale.

Des actions sont prévues pour corriger deux indicateurs (écart de rémunération entre les femmes et les hommes, +0,10% en faveur des femmes, note 39/40 et écart de taux d’augmentations individuelles entre les femmes et les hommes, écart de 4% en faveur des femmes, note de 10/20) dont les écarts semblent être conjoncturels.

Le dernier indicateur en écart est celui qui mesure le nombre de salariés sous représenté parmi les 10 salariés ayant perçu les plus hautes rémunérations (note de 0/10 car aucune femme dans le top 10).

L’intérêt de cet accord réside notamment dans le fait d’avoir une vision précise et un suivi des actions qui seront mises en œuvre par la direction pour identifier puis promouvoir les femmes à des postes de cadres dirigeants.

FRAIS DE SANTE

L’état de notre système est préoccupant avec des comptes qui présentent un déficit annuel structurel de 8 à 10%.

Plusieurs simulations différentes sont envisagées par le prestataire Humanis

  • Augmentation des cotisations
  • Mix entre augmentation des cotisations et baisse des remboursements (dentaire/optique)
  • Modification structurelle des cotisants et l’introduction de cotisants facultatifs.

Les présentations et négociations sont en cours, il y a encore beaucoup de points qui méritent d’être précisés et discutés avant que des décisions soient actées. La prochaine réunion de négociation est prévue le 12/10.

NOUVELLES CLASSIFICATIONS

6 ans de négociations ont amené à une nouvelle Convention Collective Nationale de la Métallurgie, signée par les syndicats CFDT, CFE-CGC et FO. Elle s’imposera à nous tous au 1er janvier 2024, notamment sur la classification, et il faut maintenant s’accorder sur une méthode de déploiement car c’est un changement notable de paradigme vis à vis de l’existant. Beaucoup de vos élus CFE-CGC ont été formés, savent mettre en pratique le nouveau système de cotation et de classification. Contactez-les, ils répondront à vos questions de compréhension.

HARMONISATION DES STATUTS

En octobre devraient (à nouveau) débuter les négociations concernant l’harmonisation des statuts au sein de la société. La CFE-CGC les abordera avec la même détermination.

TOUT METTRE SUR LA TABLE

 

Ne tirons pas sur l’ambulance !

UNE SITUATION DÉJÀ COMPLEXE

Les résultats annoncés et les prévisions affichées pour les années à venir sont loin des années plus fastes que nous avons pu connaitre par le passé. Les challenges à relever sont nombreux, dont le plus important pour notre avenir : la réussite du vol 1 d’Ariane 6.

La CFE-CGC a toujours fait preuve d’objectivité dans ses analyses allant jusqu’à critiquer certaines orientations certaines orientations (choix techniques, investissements, R&T, programmes…). Pour autant il est aujourd’hui trop tard pour revenir en arrière et nous devons faire avec les conséquences des choix effectués par la Direction.

Notre avenir se joue dans la capacité de l’entreprise et de ses salariés à relever tous les challenges en temps, en heures et – plus important – avec la réussite d’un tir inaugural qui conditionnera nos emplois et notre avenir.

LE CIVIL, UN PILIER SOUS TENSION

Ariane6 est en retard, ce n’est un secret pour personne. Les décalages plannings, hors crise COVID, sont normaux sur des programmes d’une telle ampleur. Tout autant que les problèmes techniques qui sont à résoudre.

La pression mise par les institutions, nos concurrents et celle rajoutée par certains choix stratégiques (tuilage A5/A6 court qui finalement se traduit par aucun tuilage) ne font que tendre la situation.

La direction a clairement affiché que le pilier du spatial civil est « à fort potentiel » mais qu’il est aujourd’hui en tension. Tensions sur le développement A6, les engagements contractuels (One WEB, Kuiper) mais aussi à l’externe avec par exemple la fracture européenne qui a surgi, notamment avec l’Allemagne et son cavalier seul sur les mini-lanceurs.

Les challenges à relever sont donc nombreux. La CFE-CGC rappelle régulièrement auprès de la Direction le niveau élevé d’engagement des salariés.

Les  équipes sont extrêmement engagées pour la réussite de ce programme. Néanmoins la fatigue et l’épuisement qui se font sentir depuis longtemps accentuent les difficultés.

Il est nécessaire de redonner de la ressource et cela passe notamment par de la stabilité, une bonne gestion des compétences, et du renfort pour que le vol inaugural se concrétise en véritable réussite.

LA DEFENSE, UN PILIER FRAGILISÉ ?

La Défense a été présentée comme le pilier solide de la société de la période. Le chiffre d’affaires est en augmentation ce qui permet à l’entreprise d’avoir une base stable et pérenne. 

Malheureusement… les évènements climatiques survenus en Gironde fin juin et qui ont causé de lourds dommages sur le site de Saint-Médard viennent impacter les programmes Défense. 

Si ces évènements impactent instantanément les programmes Défense du site de Saint-Médard, il est fort probable qu’ils génèreront des effets collatéraux à court ou moyen terme sur d’autres sites travaillant pour la Défense comme Candale ou encore Crozon.

Par conséquent il faut s’attendre à ce que le pilier Défense soit fragilisé pour plusieurs mois, impactant malheureusement le chiffre d’affaires de la société.

UN BESOIN DE COHÉSION

Les aléas et coups durs s’enchainent pour différentes raisons (COVID, guerre en Ukraine, Grêle) : la société est managée en mode « CRISE ». Cette situation ne peut pas durer, la CFE-CGC le déplore régulièrement.

Les dossiers sociaux quant à eux, qui s’imposent ou bien trainent en longueur depuis la création de l’entreprise, sont très nombreux à traiter (harmonisation des statuts, frais de santé, nouvelle convention de la Métallurgie, ….

L’entreprise dans son ensemble, industriellement ou socialement, a face à elle une montagne à gravir.

À la CFE-CGC nous affirmons depuis longtemps que si l’entreprise « prend soin » de ses salariés, alors ces mêmes salariés seront à leur tour dans de meilleures conditions et dispositions pour « prendre soin » de leur entreprise.

Plus que jamais la  situation impose à nos dirigeants de tout mettre en œuvre pour conserver des équipes compétentes et motivées, de moyens opérationnels performants, et des outils informatiques efficaces.

Pour la CFE-CGC il est également primordial que l’ensemble du corps social de l’entreprise soit uni et soudé, les difficultés que nous traversons l’imposent.

L’avenir de la société et de nos emplois dépend de notre capacité à réussir nos challenges de façon cohésive ; ne tirons pas sur l’ambulance !

Incendie Gironde / Bretagne : salariés pompiers volontaires

Vos représentants CFE-CGC viennent d’interpeler la direction quant à la possibilité de libérer les salariés pompiers volontaires de nos établissements devant répondre aux appels de leurs casernes et/ou SDIS de rattachement pour renforcer les dispositifs de lutte sur les incendies.
La direction a répondu favorablement à cette demande.

Aussi, si vous êtes pompier volontaire salarié AGS et que vous souhaitez/devez être mis en disponibilité au plus tôt pour répondre à l’appel aux volontaires de votre commandement (SDIS ou caserne de rattachement), interpelez votre hiérarchie / HRBP.
Si vous rencontrez des difficultés, faites le nous savoir.

Merci à vous et prenez soin de vous.

Également une déclaration a été faite pour réclamer à nouveau la mise en place d’une convention entre ArianeGroup et les SDIS des territoires afin de garantir une harmonie entre la vie professionnelle de ces salariés et leur engagement citoyen au service de la communauté.


DÉCLARATION CFE-CGC :

Le département de la Gironde, comme de nombreux autres départements métropolitains, dont le Finistère, fait face depuis plusieurs jours à des incendies d’ampleur catastrophique, nécessitant l’appel à de nombreux volontariats dont les pompiers volontaires salariés d’entreprises du territoire.

Aussi les représentants CFE-CGC ont interpelé hier la direction ArianeGroup quant à la possibilité de libérer les salariés pompiers volontaires de nos établissements devant répondre aux appels de leurs casernes et/ou SDIS de rattachement pour renforcer les dispositifs de lutte sur les incendies en cours.
La direction a répondu favorablement à cette demande et nous l’en remercions.

Toutefois, l’année passée nous avions solliciter de la direction la mise en place d’une convention entre ArianeGroup et les SDIS des territoires afin de garantir une harmonie entre la vie professionnelle de ces salariés et leur engagement citoyen au service de la communauté.
Nous avions alors essuyé un refus.

L’expérience actuelle nous enseigne malheureusement qu’une telle convention démontre toute son utilité !

Aussi les élus et représentants CFE-CGC demandent à la direction de revenir sur sa position et d’accepter la mise en place d’une telle convention, à l’image de nombreuses autres sociétés de nos territoires. »

Stratégie et GPEC ArianeGroup : l’analyse de la CFE-CGC !

ArianeGroup déploie une stratégie qui semble claire mais très risquée et repliée sur les seuls gros programmes

L’utilisation abusive des sous-traitants sur site (aussi appelés ‘Assistants techniques’) impacte la GPEC

La CFE-CGC vous livre son analyse

Les Produits, Equipements & Services (PES) ont quasiment disparu

⇒ La stratégie de l’entreprise ne repose plus que sur la dualité des programmes Civil et Défense.

Nous ne savons rien sur les activités suivantes, dont certaines sont à l’export :

  • R&T Matériaux très énergétiques ?
  • R&T Matériaux énergétiques « verts » ?
  • Exportations de perchlorate ?
  • Nouvelles Activités Hydrogène ?
  •  …

Pourtant, certaines de ces activités ont des impacts positifs sur nos coûts de production tant sur les segments Défense que Civil.

Une addiction affirmée aux grands programmes

⇒ ArianeGroup est devenue encore plus dépendante des décisions de nos grands clients qui définissent les politiques nationale et européenne, que ce soit pour les marchés de la Défense ou Civils.

Nous y voyons le risque majeur d’absence de grand programme. Dans ce cas, notre entreprise n’aurait plus d’activité ! Nous le constatons avec le projet de constellation européenne qui tarde à venir et dépend à 100% de décisions politiques.

L’heureuse opportunité du contrat Kuiper

Si ce contrat est une aubaine pour notre société en permettant de remplir notre carnet de commande et de monter plus rapidement en cadence, il n’a été rendu possible que par une heureuse opportunité. En effet Ariane 6 était initialement conçue pour les lancements de satellites lourds géostationnaires ; il s’avère qu’elle est capable de lancer des constellations et c’est tant mieux.

En revanche Ariane 6 répond à ce besoin nouveau. Si les constellations n’existaient pas, notre produit – qui n’existe toujours que sur catalogue – serait dans une situation commerciale très délicate.

La CFE-CGC en profite pour saluer l’engagement et l’opiniâtreté de nos collègues qui ont su mener à bien la négociation de ce contrat avec un client aussi exigeant qu’Amazon.

Améliorer Ariane 6

La stratégie consiste à proposer des améliorations d’Ariane 6 et, à plus long terme, une nouvelle gamme de lanceurs pour répondre aux demandes des institutions.

Défense et géopolitique

La stratégie est intimement liée à la situation géopolitique mondiale, aux décisions de la France et potentiellement de l’Europe en matière de Défense.

Il est naturel que le client tire le besoin et que nous cherchions à lui répondre en mettant en avant toutes nos compétences et ainsi assurer de la charge de travail.

La CFE-CGC se félicite des retours positifs de notre client et de la confiance qu’il accorde à notre société pour ces sujets majeurs, tant pour la France et que la pérennité de nos activités.

Des réductions d’effectifs décorrélées de la réalité

La CFE-CGC est très claire, si nous avons souhaité jouer notre rôle social d’accompagnement des salariés en signant l’accord de Rupture Conventionnelle Collective (RCC), c’est uniquement pour ne pas ramener les conditions de départ au strict socle légal et dans l’unique but d’offrir une porte de sortie « améliorée » pour les salariés volontaires à un départ de la société. 

Aussi la signature de l’accord RCC ne signifie en aucun cas approbation du plan d’adaptation des effectifs, et nous souhaitons rappeler ici que nous nous sommes prononcés contre le plan de réduction des effectifs porté par le projet Shift 2.

Les réductions d’effectifs semblent viser le seul objectif de réduction de coûts car ne sont pas corrélées avec le travail à réaliser : tandis que la charge de travail prévue à l’OP22 pour 2023 et 2024 est plus importante que celle qui était affichée dans l’OP20, les effectifs prévus sont inférieurs ! Ce décalage est incompréhensible.

Les mini-lanceurs

Ils sont devenus, avec notamment le coup de pouce du Gouvernement, un élément majeur du développement d’ArianeGroup avec MaïaSpace.

Tout ce que nous pouvons en dire aujourd’hui est que l’objectif stratégique de cette structure reste flou.

Quel est le projet MaïaSpace : Start-up ? Cheval de Troie ? Affichage politique ?

Une gestion des effectifs qui fait la part belle aux sous-traitants sur site, au détriment des compétences ArianeGroup

Le pilotage de la société par une Direction qui a les yeux rivés sur la situation financière entraine plusieurs écueils qui pénalisent fortement la GPEC et la formation. En voici un majeur : les Flex, aussi appelés Assistants Techniques ou encore Sous-traitants sur site.

Le tableau ci-dessous se passe de commentaires :

 

Effectifs France

Assistants Techniques

Fin 2018

≈ 6876

≈ 800

Fin 2021

≈ 6060

≈ 800

Nous considérons qu’il existe un problème structurel de gestion des compétences, la société est dans un  cercle vicieux imposant un recours abusif au « Flex », justifié, à tort, par les pics de charge lors des phases de développement programme.

La Direction justifie les Assistants Techniques pour « disposer d’une variable d’ajustement flexible et relativement instantanée pour passer les variations de charge ».

Mais le constat est tout autre : ce sont les salariés ArianeGroup qui servent de variable d’ajustement, pas les Assistants Techniques. Inacceptable !!!

La question des compétences est également posée par nos clients qui pour certains n’apprécient guère la situation : la DGA nous finance pour garantir le maintien de compétences sur certaines spécialités et technologies. On peut s’étonner que les financements dégagés par notre client aient finalement servi à financer des sociétés de prestataires extérieurs plutôt qu’un maintien de compétences internes avec des salariés matriculés.

Nous sommes une entreprise dont les compétences s’acquièrent sur un temps long ! Il faut donc définir une stratégie GPEC de long terme et trop de temps a été perdu.

Pour la CFE-CGC il n’est pas concevable que les effectifs ArianeGroup continuent de diminuer, que nous perdions de la compétence et que cela se fasse au profit des Assistants Techniques. Ainsi, nous pensons que les mesures de GPEC affichées n’auront pas l’effet escompté et restons perplexes quant à leur réelle efficacité. 

Notre conclusion est que trop de facteurs impactent négativement la capacité de l’entreprise à assurer le maintien de compétences et le bon niveau de formation des salariés en lien avec la stratégie présentée :

  • problème structurel de gestion des compétences
  • réductions d’effectifs décorrélées des besoins de terrain
  • peu de fiabilité des prévisions d’effectifs
  • temps disponible insuffisant pour former le personnel
  • perte de compétences déjà réelles …

Il existe un trop grand décalage entre les ambitions affichées et les moyens donnés par la Direction pour les atteindre.

Cette analyse a conduit vos représentants CFE-CGC en CSE Central
à émettre un avis négatif sur la Stratégie, la GPEC et la Formation
qu’ArianeGroup compte mener cette année

Politique Salariale 2022 : les premières propositions de la CFE-CGC !

Faisant suite à la première réunion de politique salariale 2022, la CFE-CGC a  réagi face à la proposition très en dessous des attentes et inacceptable au vu du niveau d’inflation !

Nous sommes très étonnés que, contrairement à la 1ère proposition faite par les Directions d’Airbus Avions et d’Airbus Defence & Space notamment, la Direction d’ArianeGroup ne propose pas d’Augmentation Générale pour les cadres, vu le contexte inflationniste actuel.

Avant de parler du niveau (%) la CFE-CGC émet des conditions préalables :

  • Rattrapage généralisé pour tous les salariés au regard du fait que l’inflation 2021 s’est envolée après la signature de l’accord en juillet
  • Clause de sauvegarde automatique et engageante à l’automne 2022
  • Garantie pluriannuelle d’augmentation des salariés
  • Revaloriser les mini cadres au-delà du mini Métallurgie, afin de recréer le matelas perdu
  • Revaloriser les indemnités kilométriques pour tenir compte de l’envolée du prix de l’énergie

Et, dans un second temps seulement, alors nous parlerons du niveau (%) et de sa répartition (AG, AI, …)

Politique Salariale 2022 : la Direction démarre à…

2,8% !

MENSUELS :

  • XX* % en AG,
  • XX* % en AI,
  • passage en paie de juillet 2022
  • un mécanisme, à définir, pour mettre en place la rétroactivité couvrant la période janvier 2022 – juin 2022

**la répartition AG/AI sera présentée lors de la prochaine séance.

CADRES :

  • 2,8% en AI,
  • passage en paie de juillet 2022
  • un mécanisme, à définir, pour mettre en place la rétroactivité couvrant la période janvier 2022 – juin 2022

Il va falloir faire mieux pour récompenser l’investissement des salariés.

La CFE-CGC a bien évidemment réagi face à cette proposition très en dessous des attentes et inacceptable au vu du niveau d’inflation !

 

Prochaine séance le 16 mars.

2021, 2022 : Années en contrastes et aux enjeux majeurs

2021 fut tout en contrastes avec par exemple la suppression de 125 postes de managers l’été dernier (réorganisation SHIFT),
la suppression de 527 postes de travail (plan de départs RCC)
mais aussi le succès éclatant du lancement parfait du télescope James Webb

2022 s’annonce avec des enjeux techniques et industriels majeurs tant dans sur la Défense que le Civil
Le tout sur fond (enfin ?!) de négociation d’un statut social commun, grand absent de ces dernières années et point faible d’ArianeGroup

Mercredi 19 janvier se tenait le 1er CSE Central de l’année, en voici l’essentiel :

  • Point de situation société
  • Grande constellation 
  • Programme 2022 de prévention des risques professionnels
  • Plan de formation 2022
  • Uniformisation de l’outil de gestion des temps
  • Gaïa (regroupement des Achats à ESM)

POINT DE SITUATION SOCIÉTÉ

  • JAMES WEBB : la Direction indique que ce succès collectif est très important (permet d’attirer des clients sur A6) et salue l’engagement et le professionnalisme des équipes. La CFE-CGC n’a pas attendu pour saluer ce succès : notre newsletter du 27 décembre « ARIANE, DES LANCEURS POUR TOUS LES DÉFIS, LA CFE-CGC FIÈRE DE SES COLLÈGUES ! » rappelle notre analyse notamment sur la nécessité de maintenir et reconnaitre les compétences ; vous pouvez la relire en cliquant ici
     
  • ACCIDENTOLOGIE : très bon résultat 2021 avec un taux d’accidents avec arrêt historiquement faible. Ceci étant, près d’1 accident sur 3 aurait été évité ou atténué si les Equipements de Protection Individuelle (EPI) avaient été correctement portés ; ce progrès est à notre portée et des actions vont être menées dans ce sens
     
  • DÉFENSE : une très bonne année 2021 avec de nombreux contrats signés et plusieurs réussites (essais en vol) ; 2022 s’annonce tout aussi dense avec notamment les 2 premiers vols de V-MAX
     
  • ARIANE 6 : les étages des essais combinés viennent d’arriver à Kourou. On note la forte prudence des prévisions de vol 1, l’ESA ayant indiqué qu’elle ne communiquera une prévision qu’à l’issue des essais combinés vers avril prochain

GRANDE CONSTELLATION

La confidentialité imposée notamment par le client ne nous permet pas d’être plus précis sur dossier qui évolue positivement. Vos représentants CFE-CGC sont disponibles pour échanger sur ce dossier aux enjeux majeurs pour ArianeGroup.

PROGRAMME 2022 DE PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS ET D’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Avis FAVORABLE du CSE-C émis à la majorité des élus

Après la restitution et conclusions des travaux de la CSSCT Centrale, voici la déclaration que la CFE-CGC a lue en séance :

⇒ La CFE-CGC donne un avis favorable au programme de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail qui nous est proposé pour 2022. Ce programme, comme toujours, est un compromis porté par les équipes HSE : entre d’une part ce qui est souhaitable au regard de la santé et la sécurité des salariés, et d’autre part ce qui est possible au regard des ressources et des compétences disponibles tant au niveau Corporate qu’Etablissements. Au final ce compromis reçoit notre approbation car il ne négocie pas les conditions permettant de prévenir les risques professionnels, et accentue l’action de l’entreprise sur la diminution de l’accidentologie. 

Concernant les Risques Psychosociaux (RPS), l’accord de prévention des RPS que la CFE-CGC a signé en mars 2020 est de bonne facture, similaire à ceux par exemple de nos maisons-mères. L’enjeu aujourd’hui n’est pas de remettre ce dossier sur la table des négociateurs mais d’appliquer cet accord tant à la lettre qu’à l’esprit et ce dans tous les secteurs et à tous les niveaux de l’entreprise. Dans ce contexte où nous disposons d’un outil fiable, validé par la communauté scientifique et opérationnel, la CFE-CGC constate et apprécie que deux des cinq axes du programme de prévention 2022 soient dans la continuité concrète de cet accord de prévention des risques psychosociaux.

Ceci étant, et la CFE-CGC est très claire sur ce point, nous déplorons l’indigence des services médicaux des trois établissements de la zone sud de la société qui représentent pas moins d’un salarié d’ArianeGroup sur deux. Cette regrettable situation, que la DREETS déplore elle aussi via notamment ses trois mises en demeure, est dans la même sphère d’influence que celle du programme de prévention des risques professionnels mais pour autant n’entre pas dans la définition et le management de ce programme, d’où notre avis favorable.

PLAN DE FORMATION 2022

Avis DÉFAVORABLE unanime du CSE-C

Avis émis sur la base des conclusions du rapport de la rapporteuse de la Commission Sociale.

⇒ La CFE-CGC regrette que, malgré les améliorations apportées par rapport aux années précédentes, la commission reste non-entendue par la Direction, notamment les points suivants :

  • Les certifications réglementaires de type SSE doivent être traitées en dehors du Plan de formation
     
  • L’acquisition des outils numériques doit être systématiquement accompagnée de formations en dehors du Plan de formation puisque ces outils sont indispensables à la réalisation des activités de chaque salarié

UNIFORMISATION DE L’OUTIL DE GESTION DES TEMPS

Avis FAVORABLE unanime du CSE-C

⇒ Voici la déclaration que la CFE-CGC a lue en séance :

La Direction a décidé de déployer un outil unique de gestion des temps (badgeage, pose des congés/RTT, …) pour tous les sites français de la société. Nous saluons cette démarche d’harmonisation et d’intégration qui passe par l’utilisation d’un outil commun.

L’outil proposé est connu d’une partie des salariés ArianeGroup puisqu’il est déployé depuis 5 ans sur l’ensemble des sites de l’ex-périmètre Safran-Herakles. Ceci nous permet de dire que l’outil, qui fonctionne en lien avec l’ERP SAP Hero pour le pointage des heures, ne pose pas aujourd’hui de problèmes d’utilisation particuliers sur ce périmètre et nous gageons que le Retex de cette utilisation permettra de répondre plus facilement aux questions ou potentielles difficultés de déploiement qui pourraient avoir lieu lors de son extension à tous les sites français.

Les réponses complémentaires apportées aux questions posées lors du CSE-C d’information nous rassurent quant aux fonctionnalités du logiciel qui répondent aux attentes des salariés (utilisable en nomadisme, déclaration des délégations, lien avec l’outil de pointage des heures, respect des statuts de chaque société d’origine, reprise des historiques…).

Par ailleurs, le plan de formation prévu avant son déploiement nous semble cohérent et pertinent. Pour l’ensemble de ces raisons, la CFE-CGC accueille positivement ce projet de déploiement d’un outil unique de gestion des temps.

GAÏA (Regroupement des Achats à ESM)

Rappel : les organisations syndicales avaient unanimement demandé à la Direction de faire le point de ce projet en CSE Central en complément à l’ordre du jour

La CFE-CGC a rappelé que le CSE Central n’a eu aucune information sur ce projet depuis son annonce en juillet 2021. Nous demandons que les présentations faites récemment dans les deux CSE de Saint Médard (Issac et ESM) soient aussi faites en CSE Central afin que les élus aient tous le même niveau d’information. Espérons que nous serons entendus lors du prochain CSE Central.

2022 ANNÉE AUX ENJEUX TECHNIQUES, INDUSTRIELS, COMMERCIAUX MAJEURS

LE TOUT SUR FOND D’ENJEUX SOCIAUX TOUT AUTANT MAJEURS
(STATUT SOCIAL, POUVOIR D’ACHAT, …)

 

Elections au conseil de surveillance FCPE ESOP Airbus

Vous avez jusqu’au jeudi 25 novembre 14h pour voter !

Connectez-vous sur : https://airbuselectionsesoppeg.alphavote.com  

Munissez-vous de l’identifiant reçu par mail d’Alphavote le 16/11 sur l’adresse mail que vous avez indiqué dans votre espace Amundi (vérifiez vos Spam).

Nos ambitions pour les six années de mandature à venir :

L’actionnariat salarié est un levier de partage de la valeur créée par l’entreprise. 

Avec la sortie de crise il est important que l’actionnariat salarié progresse chez Airbus afin d’associer plus fortement les salariés à la croissance future des profits du groupe.

Nos propositions :

  • Améliorer la grille d’abondement des opérations ESOP,
  • Permettre à MBDA et ArianeGroup d’accéder de nouveau à l’actionnariat salarié du groupe, 
  • Ouvrir la souscription dans le PEG d’actions Airbus issues du marché en complément d’ESOP,
  • Permettre aux jeunes embauchés d’accéder à l’actionnariat salarié (package d’actions gratuites…)
  • Renouveler une opération de distribution d’actions gratuites.